A la découverte des avions – 2

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L’avion est constitué de divers éléments qui sont :

•      la cellule, appelée encore le planeur ;

•      le groupe de propulsion, appelé encore les moteurs ;

•      les circuits, et enfin,

•      les équipements et aménagements.

  1. LA CELLULE

Elle comprend :

Le fuselage est le point de fixation d’un grand nombre d’organes (Equipements, circuits, groupe de propulsion). Il permet l’emport de toute la charge utile (équipage, passagers et fret) ;

La voilure assure la sustentation, le stockage du carburant, la fixation du train d’atterrissage (qui peut être fixe ou rentrant), certaines fois le support des moteurs et enfin la stabilisation de l’avion (en roulis et lacet) ;

L’empennage composé d’une dérive et d’un plan horizontal réglable, il sert à stabiliser l’avion en lacet par l’intermédiaire de la dérive et en tangage grâce à l’empennage horizontal. ;

Les atterrisseurs sont composés d’un train principal (sous l’aile, rarement sous le fuselage), d’une roulette de queue (train classique) ou d’une roulette de nez (train tricycle). Le rôle du train d’atterrissage est de permettre un déplacement relativement aisé au sol lors des manœuvres de parking, et les courses de décollage et d’atterrissage sur les pistes, et l’amortissement à l’atterrissage ;

Les gouvernes principales ou primaires servent à modifier l’attitude de l’avion dans les trois directions (stabilité commandée, et maniabilité) :

  • liés aux ailes on trouve les ailerons qui permettent à l’avion de s’incliner  donc de tourner ;
  • liée à la dérive, la gouverne de direction permet à l’avion d’avoir une position  symétrique aux filets d’air en vol et de se maintenir dans l’axe de piste aux abords des terrains ;
  • liée au Plan Horizontal Réglable (PHR/THS) la gouverne de profondeur permet à l’avion de cabrer ou de piquer.

Les gouvernes secondaires servent à modifier les caractéristiques aérodynamiques de l’avion :

  • l’hypersustentation servant à augmenter la portance à basse vitesse est assurée par les becs et les volets ;
  • l’hyposustentation, servant à détruire la portance et à augmenter la traînée est assurée par les spoilers et les liftdumpers ; 
  • l’aérofreinage est assuré par les aérofreins (speed brake) qui diminuent la vitesse de l’avion, et augmentent la pente de descente.


  • LE GROUPE DE PROPULSION

Pouvant être logés à différents endroits de l’avion, les moteursservent à le propulser :

  • sous les ailes (en nacelle) : A 300
  • au pied de la dérive : B 727
  • dans la dérive : DC 10
  • sur les côtés à l’arrière du fuselage F-28
  • à l’avant dans le nez du fuselage : monomoteur

Il existe trois différents types de moteurs :

  • les moteurs conventionnels (moteur à piston et son hélice).  On parle de groupe motopropulseur (GMP) ;
  • les turbopropulseurs : turbine à gaz entraînant une hélice (turbine délivrant une puissance en watt/cv  sur un arbre qui entraîne une hélice). On parle de groupe turbopropulseur (GTP) ;
  • les turboréacteurs : turbine à gaz accélérant le gaz en sortie de tuyère et  créant une force de poussée (en DAN).  On parle de Groupe turboréacteur (GTR), ou encore un jet ou simplement un réacteur.
  • LES CIRCUITS

Les circuits de l’avion ont une importance très élevée de point de vue de la sécurité des vols puisque certains équipements de la cellule et du groupe de propulsion ne peuvent être utilisés que s’ils sont servis par un circuit.

On distingue :

  • les circuits de génération d’énergie :

On utilisera essentiellement de l’énergie hydraulique, électrique et pneumatique pour manœuvrer les accessoires tels que :

  • le train d’atterrissage, les freins, l’orientation de la roue avant, les gouvernes de vol, les volets, les aérofreins, les spoilers ;
  • le volet de capotage moteur, les pompes, les ventilateurs, les dispositifs de sensation musculaire ;
  • les escaliers structuraux ou escamotables, les commandes des trappes, les portes cargo ;
  • les circuits de servitude :
  • carburant: le circuit carburant doit permettre une alimentation correcte du ou des moteurs quelles que soient les configurations de vol. Il doit comporter dans le cas des multi-moteurs un dispositif d’intercommunication assurant l’alimentation d’un moteur donné à partir de n’importe quel réservoir. En outre, des organes de contrôle et de sécurité complètent ce circuit ;
  • huile : le circuit d’huile assure la lubrification des parties tournantes ;
  • alcool : il aide à l’antigivrage en abaissant le point de congélation de l’eau à –70 °C ;
  • eau : elle est utilisée pour les toilettes, les réacteurs et les échangeurs thermiques.
  • les circuits d’installations de sécurité :
  • Lutte contre le givre et la pluie : le givre est l’adhésion plus ou moins rapide de la glace opaque ou transparente sur les parties de l’avion soumises au vent relatif à une température négative comprises entre O° et -10°. Il augmente le poids de l’avion de 6%, diminue Cz (coefficient de portance) et augmente Cx (coefficient de traînée) au bord d’attaque et diminue la poussée par obstruction de l’entrée d’air du réacteur. En prévention on fera l’antigivrage et en curatif on fait du dégivrage.
  • Lutte contre l’incendie : on fera de la détection incendie suivie de l’extinction.
  • Oxygène : il sert à assurer la survie en situation dégradée.
  • Conditionnement d’air : il assure la climatisation par régulation de la température cabine et la pressurisation par régulation de la pression cabine.
  • LES EQUIPEMENTS ET AMENAGEMENTS

Les équipements permettent de contrôler le comportement de l’avion.

On distingue :

  •  Les instruments de bord (de contrôle, de pilotage, de guidage et de navigation),
  •  Les équipements de radiocommunication et de radionavigation.
  • Les aménagements généraux concernent la disposition du poste de pilotage et de la cabine (condition de sécurité, de confort et de rendement).

Prudencio BEHANZIN

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